Santé environnementale

Selon la définition proposée par le bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1994 lors de la conférence d’Helsinki, « la santé environnementale (environmental health) comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures ».

Les partenaires rassemblés au sein de l’Espace Partagé de Santé Publique se sont fixé comme objectif d’agir pour créer des environnements et des conditions de vie favorables à la santé et de s’impliquer dans des projets de santé environnementale.

  • Impact sanitaire de l’Unité de Valorisation Energétique de l’Ariane :

Cette note a été réalisée en 2010, à la demande du Pr Daniel Benchimol, adjoint à la Santé de la Ville de Nice, afin d’apporter un éclairage sur les risques pour la santé des populations vivant à proximité de l’incinérateur d’ordures ménagères de Nice l’Ariane. Elle comprend une revue de l’état actuel des connaissances scientifiques et une enquête épidémiologique sur l’incidence des cancers dans la zone géographique correspondant aux codes postaux 06300, 06340, 06730, réalisée à partir de l’Observatoire des cancers des Alpes-Maritimes. L’incinérateur de Nice l’Ariane faisait alors l’objet d’interrogations depuis plusieurs années de la part des associations de riverains sur les risques encourus.

Documentation : Rapport

Pour en savoir plus, contacter : Dr Eugènia MARINE-BARJOAN, marine-barjoan.e@chu-nice.fr, 04.92.03.56.34

  • Diagnostic participatif qualitatif sur le quartier des Semboules à Antibes :

La Ville d’Antibes, dans le cadre de son Plan local de Santé, a souhaité impliquer les habitants du quartier des Semboules, afin d’établir des priorités d’action concernant l’amélioration de leur qualité de vie vers un développement durable (au sens « santé et environnement », « santé sociale » et « santé et économie »). Le quartier des Semboules se caratérise par la présence d’un incinérateur et la proximité de l’autoroute A8. Une enquête qualitative a donc été réalisée pour permettre d’ancrer les actions d’amélioration du quartier des Semboules sur les expériences et préoccupations des habitants rencontrées au cours de leur vie quotidienne dans le quartier. Huit Focus Group ont été organisés entre Décembre 2010 et Novembre 2011, pour arriver à saturation de données. Chaque groupe était constitué de 4 à 8 participants. En tout 53 habitants du quartier des Semboules ont participé à l’étude.

Documentation : Présentation et Rapport

Pour en savoir plus, contacter : Mme Dominique ARCUCCI, Ville d’Antibes, dominique.arcucci@ville-antibes.fr.
  • Le projet ‘MOUV’, un parcours de marche urbaine pour co-construire le vivre ensemble en ville de Nice

Le projet « MOUV », pour « Marche Optimale dans l’Urbain Vert », est établi dans l’objectif de répondre à une nécessité d’équité territoriale et de « vivre ensemble », en tenant compte des interactions idéelles et matérielles générées par la ville. A ce titre, la commune de Nice se présente comme un terrain d’expérimentation idéal : l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, en 2010, a permis à Nice de se définir telle la « ville verte de la Méditerranée ». Nous souhaitons partir de cette idéologie sous-tendue par les politiques locales pour donner un sens à cette « ville verte », non sans équivoque : actuellement, il n’en existe pas de modèle concret. Une entrée par la refonte des pratiques et représentations des territoires liés à la mobilité citadine permettrait cependant de proposer un modèle de ville qui tendrait vers une meilleure qualité de vie et un développement durable, avec notamment des bénéfices en termes de santé et de lien social pour les populations. A partir de ces considérations, il s’agit d’engager cette étude doctorale dans une démarche de recherche-intervention. La mise en avant d’un principe de participation citoyenne, favorisant la connaissance partagée du territoire à partir des visions multiples de ses acteurs (société civile, chercheurs, experts…), aspire à l’élaboration d’un projet collectif plaçant les acteurs au coeur de l’évolution de leur espace vécu. La finalité du projet « MOUV » n’est donc pas de modéliser des flux piétons mais d’inscrire la mobilité quotidienne (par les pratiques de marche urbaine) en tant qu’élément fondateur d’une construction territoriale commune, génératrice de bien-être pour les citadins, ce qui nous renvoie inéluctablement à un projet émanant des mécanismes sociaux et cognitifs qui se transcrivent au sein des espaces publics. En prenant le point de vue spatial comme dispositif de médiation, la méthodologie mise en place dans ce projet « MOUV » s’appuie sur des aspects multifactoriels, favorisant une compréhension systémique des structures et dynamiques territoriales (vision bottom-up). Basées sur des outils et méthodes mutualisant les compétences interdisciplinaires de l’équipe du projet, treize séances d’entretiens collectifs et des maraudes ont pu être réalisées auprès d’un panel social diversifié résidant au sein d’un même périmètre de géographie prioritaire du centre-ville de Nice. Grâce à la collaboration de nombreuses structures associatives et institutionnelles, environ 140 personnes ont participé au projet « MOUV », des plus jeunes aux plus âgées, des plus marginalisées aux plus intégrées à la vie urbaine.

Dans cette dialectique du social et du spatial, les résultats démontrent clairement les clivages et autres mécanismes de stigmatisation qui régissent les comportements et pratiques spatiales des groupes sociaux dans leur quotidien. Mais dans un second temps, à travers l’élaboration d’un apprentissage collectif issu d’ateliers cartographiques fondés sur une adaptation de la théorie de Maslow, les individus ont pu, au fil des besoins spatialisant leur bien-être, définir et s’approprier des règles et des valeurs communes, démontrant une prise en charge collective des espaces publics de leur territoire.

Documentation : Livre et Article Nice Matin

Pour en savoir plus, contacter : M. Sébastien PASSEL : seba.passel@gmail.com.